DUO MELODIAM concert

Ce concert regroupe le répertoire de l’Espagne et de l’Italie. Les pièces choisies proposent des formes et des caractères très diverses. Les musiques du vieux continent alterneront leur richesse : les chants traditionnels et des danses d’Espagne, les seguidillas de Fernando Sor, et le flamenco d’Isaac Albéniz réchaufferont l’atmosphère par leur caractère enjoué, enflammé. Fernando Sor a composé des variations sur des airs baroques de Pergolesi et Paisiello.

En opposition de style et d’époque, les airs d’opéras baroques italiens, de facture plus intime, mais très expressifs charment par la pureté de leur ligne mélodique. Ces extraits des compositeurs Benedetto MarcelloAntonio Vivaldi, G. B. Pergolesi, M. A. Cesti, Giacomo Carissimi représentent des incontournables de la musique vocale.

Quelques poèmes de Cristiana Eso ponctueront le déroulement du concert. Apparenté à un codex, Artisans de l’Invisible, recueil bilingue paru en juin 2019, est inspiré par la civilisation italienne à Renaissance et à l’époque baroque. Parmi quelques références qui m’ont inspirées : Titien, Leonard Da Vinci, Michelangelo, Michelangelo Merisi da Caravaggio, Filippo Brunelleschi, Galilei, mais aussi Giovanni Palestrina, Claudio Monteverdi, Tomaso Albinoni et Antonio Vivaldi.

Le cycle Siete canciones populares espagñolas de Falla composé en 1914, regroupe des pièces de régions très diverses d’Espagne : l’asturiana des Asturies, dans le Nord ; la séguédille, une sorte de flamenco, de Murcie, dans le Sud-Est, et la « Jota » d’Aragon, dans le Nord-Est. Il en est question d’amour, de peines et de séduction de façon sérieuse, légère ou tragique, mais aussi de tendresse (la berceuse Nana d’une douceur irrésistible).

En 1917 Manuel de Falla résume sa conception :

« Plutôt que d’utiliser strictement les chansons populaires, j’ai essayé d’en extraire le rythme, la modalité, leurs lignes et motifs ornementaux caractéristiques, ainsi que leurs cadences modulantes […]. Je pense modestement, que c’est plus l’esprit que la lettre qui importe dans le chant populaire. Le rythme, la modalité et les intervalles mélodiques déterminés par leurs inflexions et leurs cadences constituent l’essentiel de ces chants […]. Et je dirai même plus : l’accompagnement rythmique ou harmonique d’une chanson populaire a autant d’importance que la chanson elle-même. Nous devons donc prendre l’inspiration directement du peuple et celui qui ne le comprend pas, ne réussira qu’à faire de son œuvre une imitation plus ou moins ingénieuse de ce qu’il a l’intention de faire. »

 El baile a orillas del Manzanares, de Francisco de Goya